L'Apact (Association Paloise pour l'Art et la Culture du Tibet) est une association humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 60 ans en INDE et au NEPAL.
ART ET CULTURE
Il est très important que l’art et la culture tibétaine perdurent dans les camps de réfugiés. L’école participe maintenant activement à cette sauvegarde en enseignant aux enfants : la musique avec l’utilisation des divers instruments tels le dranyen, la danse, le débat, la calligraphie tibétaine, la langue tibétaine
Mais l’art de l’opéra qui date du 14èmesiècle avec le grand yogi-médecin Tang Tong Gyalpo est une très grande richesse au niveau des symboles, des contes racontés, du chant, de la musique, de la danse etc…
Pour toute demande de renseignements sur les dons et parrainages
Contact : info@apactpau.fr
Téléphone : (+33)05 59 32 70 79 ou 06 81 13 97 90
Adresse : APACT
2 Rue Louis Barthou
64140 BILLERE Appel à contribution
Le plus ancien temple bouddhiste (Gonpa) du village de Mainpat 1
Bonjour Nous recevons ce message de Mainpat. Ce projet ne fait pas partie de nos projets annuels mais si des personnes se sentent concernées elles pourraient verser une aide qui viendrait compléter l'aide que les habitants sont en train de collecter. Cette aide serait à 100% envoyée à Mainpat Message reçu: "Le plus ancien temple bouddhiste (Gonpa) du village de Mainpat 1, temple de Dagpo Rinpoche, construit en 1965, a fait l'objet de quelques rénovations il y a plus de 20 ans. De ce fait, étant très ancien, il nécessite à nouveau des travaux de rénovation, d'entretien, notamment le remplacement des tôles et des ferrures de la toiture. Nous avons donc constitué un groupe de six personnes pour effectuer ces travaux avant la saison des pluies. Nous vous demandons donc de nous soutenir financièrement afin de mener à bien ce projet. Il serait aussi important de construire des WC à proximité pour les visiteurs. Nous invitons également tous les habitants du village à prendre connaissance de cette information." Devis reçu pour la rénovation du toit: 753470Irs soit environ 7534€ Nous n'avons pas le devis pour la construction de toilettes. Tashidelek Denise Dolma
Contact : info@apactpau.fr
Téléphone : (+33)05 59 32 70 79 ou 06 81 13 97 90
Adresse : APACT
2 Rue Louis Barthou
64140 BILLERE
Information Lettre d'AVRIL en remplacement de la Réunion du Jeudi 2 Avril 2026
Cliquez sur l'image pour acceder à la lettre d'information du mois d'Avril 2026
RECHERCHE PARRAINAGE
Liste des parrainages très urgents (mise à jour le 09/01/2025)
SI VOUS DECIDEZ D’AIDER L’UN DE CES CAS, CONTACTEZ-NOUS
En 2025 les frais de scolarité des élèves de TCV sont de :
48€/mois pour les classes 6, 7 et 8
50€/mois pour les classes 9 et 10 (55€/mois à TCV Selakui),
68€/mois pour les classes 11 et 12 (70€/mois pour TCV Selakui)
Bébé en vert
Elèves de la maternelle STS Mainpat à la terminale en rouge
Elèves des écoles TCV en orange
Enfants adivasis indiens en violet
Etudiants en bleu
Personne âgée ou malade, nonne ou lama en noir
Cliquez sur le tableau pour agrandir
En avril 2025 de nouveaux parrainages seront à trouver pour
des étudiants qui auront passé le bac et continueront en licence
Pour toute demande de renseignements sur les dons et parrainages
Contact : info@apactpau.fr
Téléphone : (+33)05 59 32 70 79 ou 06 81 13 97 90
Adresse : APACT
2 Rue Louis Barthou
64140 BILLERE
Mainpat Mai 2026
Le 13 mai 2026, des aînés et deux membres du personnel d'OPH ont eu l'honneur d'être reçus en audience par Sa Sainteté le 14e dalaï-lama à Dharamsala, dans l'Himachal Pradesh. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous les donateurs et au personnel d'OPH qui ont rendu cela possible.
Actualités
Mai 2026
FRANCE / EUROPE : Résultats des élections législatives tibétaines et analyse.
CAN TIBETAN DEMOCRACY BE LEFT IN CRISIS IN EUROPE?
(LA VERSION FRANÇAISE SUIT L’ARTICLE EN ANGLAIS)
Following the press conference of the Central Election Commission held on May 13, 2026 in Dharamsala, the official results are now known. But behind the global figures and declarations of victory, a far more troubling reality is emerging.
The voter turnout in the second round of the Tibetan elections fell to 45.71% in 2026, compared to 77.02% in 2021, 65.67% in 2016, and 59% in 2011. This is the lowest level seen in years. Such a sharp decline clearly reflects a weakening of democratic participation. The low turnout in Europe already leads me to a simple conclusion: I am saddened for Tibetan democracy. In Europe, real participation can be estimated at around 12,4%. In Switzerland, where I am a citizen, it reaches around 33%, the highest level on the continent.In France, my country of heart where I grew up as a ward of the French Nation, it stands around 7%. The contrast is striking.
This analysis is based on an estimate of the adult Tibetan population actually living in Europe, and not only on official voter lists or Green Book holders.
In Switzerland and Liechtenstein, around 95% of Tibetans are members of the Tibetan Community in Switzerland and Liechtenstein. In France, only 1 to 2% are members of the Tibetan Community in France and Friends. An unavoidable political question therefore arises: what has Thupten Gyatso actually built for Tibetan democracy and Tibetan unity in France during his mandate as Tibetan MP for Europe, while living in Paris?He also failed to help resolve the ongoing crisis within the Tibetan Community in Belgium, despite it representing one of the largest Tibetan populations in Europe.
At the end of this election, Tenyang and Thupten Gyatso were elected as representatives for Europe in the 18th Tibetan Parliament in Exile. But the real winner remains abstention. Around 88% of Tibetans in Europe did not take part in the vote. Who will truly represent this silent majority?
Already during the 17th Assembly, a deep malaise was visible. A significant part of the Tibetan population in Europe no longer recognized itself in its representatives. Internal tensions, institutional blockages, and the lack of visible results weakened the very foundations of Tibetan democracy. Thupten Gyatso and Venerable Thubten Wangchen were among the representatives during that period.
Today, many Tibetans in Europe seem to place greater trust in the Offices of Tibet and the official representatives of His Holiness the Dalai Lama than in the European MPs themselves.
In France, the two elected representatives together account for less than 4% of the potential support of the estimated Tibetan population. Where is the political legitimacy when more than 96% of the Tibetans in the country where they live did not elect them?
This malaise did not emerge without reason. Many Tibetans felt that both candidacies lacked a clear political vision, concrete objectives, and genuinely mobilizing projects. In the end, many only saw a desire to be elected, or re-elected.
Another worrying signal also appears: only nine women were elected to the new Parliament, the lowest number in twenty years.
This analysis is not an attack against Tibetan democracy. It is a warning signal. A weakened democracy is not a dead democracy. But it must hear what the figures, abstention, and the growing silence of a part of the Tibetan people, especially in Europe, are saying today.
Long live Tibet,
Long live the Tibetan people,
Long live Tibetan democracy
The Little Silly Tibetan Ugen
གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།
PEUT-ON LAISSER LA DÉMOCRATIE TIBÉTAINE EN CRISE EN EUROPE ?
Comme suite à la conférence de presse de la Commission électorale centrale du 13 mai 2026 à Dharamsala, les résultats officiels sont désormais connus. Mais derrière les chiffres globaux et les proclamations de victoire, une réalité bien plus préoccupante apparaît.
Le taux de participation au second tour des élections tibétaines est tombé à 45,71 % en 2026, contre 77,02 % en 2021, 65,67 % en 2016 et 59 % en 2011. Il s’agit du niveau le plus bas observé depuis des années. Une chute brutale qui révèle un affaiblissement évident de la mobilisation démocratique. Le faible taux de participation en Europe m’amène à un constat simple : je suis triste pour la démocratie tibétaine. En Europe, la participation réelle peut être estimée autour de 12,4 %. En Suisse, où je suis citoyen, elle atteint environ 33 %, le niveau le plus élevé du continent.En France, mon pays de cœur où j’ai grandi comme pupille de la Nation, elle tourne autour de 7 %. Le contraste est brutal.
Cette analyse repose sur une estimation de la population tibétaine adulte vivant réellement en Europe, et non sur les seules listes officielles ou les détenteurs du livret vert.
En Suisse et au Liechtenstein, environ 95 % des Tibétains sont membres de la Communauté Tibétaine. En France, seulement 1 à 2 % sont membres de la Communauté Tibétaine en France et ses Amis. Une question devient alors inévitable :qu’a réellement construit Thupten Gyatso pour la démocratie tibétaine et l’unité des Tibétains de France durant son mandat européen, alors même qu’il vit à Paris ?
Il n’a pas davantage réussi à contribuer à une sortie de crise au sein de la Communauté Tibétaine de Belgique, qui rassemble pourtant l’une des plus importantes populations tibétaines d’Europe.
À l’issue de ce scrutin, Tenyang et Thupten Gyatso sont élus représentants de l’Europe au sein de la 18e Assemblée du Parlement tibétain en exil. Mais le véritable vainqueur reste l’abstention. Environ 88 % des Tibétains d’Europe ne se sont pas exprimés. Qui représentera réellement cette immense majorité silencieuse ?
Déjà durant la 17e Assemblée, un profond malaise était visible. Une partie importante des Tibétains d’Europe ne se reconnaissait plus dans ses représentants. Les tensions internes, les blocages et le manque de résultats ont fragilisé les piliers mêmes de la démocratie tibétaine. Thupten Gyatso et le Vénérable Thubten Wangchen faisaient partie des représentants de cette période.
Beaucoup de Tibétains d’Europe semblent aujourd’hui faire davantage confiance aux Bureaux du Tibet et aux représentants officiels de Sa Sainteté le Dalaï-Lama qu’aux députés européens eux-mêmes.
En France, les deux élus réunis représentent moins de 4 % du soutien potentiel de la population tibétaine estimée. Où est la légitimité politique lorsque plus de 96 % des Tibétains du pays où ils vivent ne les ont pas élus ?
Ce malaise ne surgit pas sans raison. Beaucoup de Tibétains ont eu le sentiment que les deux candidatures manquaient de vision politique claire, d’objectifs concrets et de projets réellement mobilisateurs. Au final, beaucoup n’y ont vu qu’une volonté d’être élu, ou réélu.
Un autre signal inquiétant apparaît également : seulement neuf femmes ont été élues dans le nouveau Parlement, le chiffre le plus bas depuis vingt ans.
Cette analyse n’est pas une attaque contre la démocratie tibétaine. C’est un signal d’alarme. Une démocratie fragilisée n’est pas une démocratie morte. Mais elle doit entendre ce que disent aujourd’hui les chiffres, l’abstention et le silence grandissant d’une partie du peuple tibétain, particulièrement en Europe.
Vive le Tibet,
Vive le peuple tibétain,
Vive la démocratie tibétaine
Le P’tit Bêtain Ugen
གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།
Mai 2026
« EFFACEMENT » AU MUSEE GUIMET : une des manœuvres mondiale de Pékin… sur du long terme
Alors qu’à Paris le Musée Guimet a déjà pratiquement rayé de ses collections le nom du Tibet en le remplaçant par le très vaste » monde himalayen « …- était-ce là digne avant-coureur suggéré par Pékin ?
Alors que le véritable territoire du Tibet, politiquement et géographiquement parlant, est morcelé en trois parties UTSANG supposé RAT – Région Autonome du Tibet – qui n’a absolument RIEN d’autonome – le KHAM et l’AMDO étant directement englobés dans les territoires chinois voisins…
Alors que le sol et le sous-sol du Tibet sont ravagés par la bétonisation à outrance, les fermes solaires, les exploitations minières…
Alors que les fleuves du Tibet sont, ou détournés vers le Nord de la Chine ou surexploités par de gigantesques barrages hydroélectriques au risque de contrôler et/ou de soumettre et de priver d’eau le milliard d’habitants des bassins des pays en aval…,
Le Gouvernement chinois décide de l’éradication de :
* la langue tibétaine y compris pour les plus jeunes dès la classe maternelle..
* la culture tibétaine…dont les symboles religieux et traditionnels.
LE ROULEAU COMPRESSEUR DE PÉKIN AVANCE INEXORABLEMENT POUR LA DESTRUCTION TOTALE DU TIBET ET DE LA CULTURE TIBÉTAINE, DANS L’INDIFFÉRENCE COMPLÈTE DE TOUS LES GOUVERNEMENTS DITS DEMOCRATIQUES ET DES INSTITUTIONS TELLES QUE L’ONU, l’UNESCO ET L’UNICEF,
SAVAMMENT NOYEAUTÉES PAR PÉKIN…
LE GENOCIDE CULTUREL EST-IL EN PHASE TERMINALE DANS L’INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE ?
Mai 2026
La Chine assume de vouloir effacer la culture tibétaine: Le musée Guimet en est un parfait exemple
LA CHINE ASSUME DE VOULOIR EFFACER LA CULTURE TIBÉTAINE, RÉVÈLE HUMAN RIGHTS WATCH
Dans son dernier rapport, l’ONG Human Rights Watch démontre comment la Chine met en œuvre la disparition de la langue tibétaine, 76 ans après avoir envahi le Tibet.
« C’est une immense honte » : Ouïghours, Tibétains, les minorités opprimées par Pékin dénoncent aussi l’installation de Shein au BHV
Les chercheurs de l’ONG se sont intéressés à l’enseignement de la langue chinoise dans les écoles maternelles au Tibet. Il en ressort que Pékin poursuit sa politique d’effacement de la culture du pays du Dalaï-Lama et que, pour mener à bien son projet, les autorités chinoises utilisent les jeunes enfants.
« DES ENFANTS QUI, À L’ARRIVÉE, VONT PERDRE LEUR LANGUE »
Dès les premières années d’écoles, les enfants tibétains sont incités à gommer leur langue maternelle au profil du chinois. Pire, pour s’assurer que la langue chinoise entre bien dans les foyers, ils sont incités à l’apprendre à leurs parents. « Les autorités encouragent les enfants à faire des vidéos d’eux-mêmes enseignant à leurs parents le chinois, ou leur demandant de répéter des phrases en chinois et cela chez eux, puis de publier en leurs vidéos« , explique Maya Wang chercheuse pour l’ONG Human Rights Watch.
« Dans les écoles maternelles, les autorités organisent des initiatives appelées ‘grandes mains’ qui tiennent des petites mains. Cela vise à faire passer la langue chinoise de l’école à la maison. Mais vous savez, on comprend bien le danger que représente ce type d’éducation des enfants qui, à l’arrivée, vont perdre leur langue, leur culture ou encore leur religion« , poursuit-elle.
UNE RÉPRESSION VALABLE « AUSSI POUR LES OUÏGHOURS »
L’oppression chinoise s’immisce donc au cœur des familles tibétaines. Nul besoin de témoignage de dissidents pour le savoir, puisque l’administration chinoise se trahit toute seule, alerte Maya Wang : « Nos recherches s’appuient sur les publications de toutes sortes envoyées par les autorités chinoises elles-mêmes. Je pense aux documents et directives qui décrivent involontairement ces programmes d’assimilations des régions tibétaines ».
« Les textes officiels expliquent comment les autorités locales doivent inciter les parents ou les grands-parents tibétains récalcitrants à envoyer quand même leurs jeunes enfants dans ces écoles maternelles chinoises »
Maya Wang, de Human Rights Watch
à franceinfo
« Les textes encouragent les fonctionnaires à faire pression sur eux par exemple en leur rendant visite régulièrement, ajoute-t-elle. Mais nous nous sommes appuyés aussi pour faire notre rapport sur des entretiens avec des personnes, dont des universitaires ayant une expertise ou des compétences en langue tibétaine, et qui confirment ces informations après avoir voyagé au Tibet. » Maya Wang précise que « cette sorte de répression est valable pour les Tibétains mais aussi pour les Ouighours« .
Human Rights Watch rappelle par ailleurs que le droit international oblige la Chine à dispenser un enseignement en langue tibétaine et qu’elle doit aussi respecter la convention relative aux droits de l’enfant.
Mai 2026
L’UNION EUROPÉENNE A ADRESSÉ UN MESSAGE CLAIR À PÉKIN.
Le Parlement européen a adopté, le 30 avril 2026, une résolution approuvant la « Loi sur l’unité ethnique » de la Chine, à une forte majorité de 439 voix.
Cette loi, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026, impose l’idéologie d’État et le mandarin dans tous les espaces publics, menaçant directement la culture, la religion et la langue tibétaines. La résolution exige l’abrogation de la loi, appelle à des sanctions de l’UE contre les responsables et exhorte les États membres de l’UE à suspendre les traités d’extradition avec la Chine afin de protéger les Tibétains vivant à l’étranger.
Elle rejette fermement toute ingérence chinoise dans la succession du dalaï-lama et demande la libération immédiate du 11e panchen-lama et des autres prisonniers politiques.
EUROPE HAS SENT A CLEAR MESSAGE TO BEIJING.
passed a resolution on April 30, 2026 China’s « Ethnic Unity Law, » adopted by a STRONG MAJORITY of 439 votes in favor.
The law, set to take effect July 1, 2026, mandates state ideology and Mandarin across all public spheres, directly threatening Tibetan culture, religion, and language.
The resolution demands the law be repealed, calls for EU sanctions against officials responsible, and urges EU member states to suspend extradition treaties with China to protect Tibetans living abroad.
It also firmly rejects Chinese interference in the Dalai Lama’s succession and calls for the immediate release of the 11th Panchen Lama and other political prisoners.
Dharamsala — Les autorités chinoises interdisent aux Tibétains de créer des logos comportant des symboles religieux ou en langue tibétaine. Elles ont renforcé les restrictions concernant l’usage du tibétain au quotidien, ainsi que la présence de symboles bouddhistes sur les logos et les enseignes. Elles ont également restreint la publication de livres tibétains, arrêté des éditeurs tibétains et interdit l’exposition de thangkas et le port de chapeaux traditionnels tibétains. L’objectif est d’anéantir toute trace d’identité tibétaine.
D’après une source fiable du TPI, début avril 2026, les autorités chinoises interdisaient aux Tibétains de concevoir des logos intégrant des symboles religieux ou la langue tibétaine. Cette interdiction représentait un défi majeur pour les créateurs de logos tibétains, l’enregistrement des logos liés au Tibet prenant quatre à cinq mois. La source précisait que les Tibétains n’étaient pas autorisés à utiliser de symboles bouddhistes ni la langue tibétaine dans leurs créations.
Le Parti communiste chinois (PCC) a renforcé les restrictions sur l’usage de la langue tibétaine en introduisant la « Loi sur l’unité », un texte législatif qui contrevient à sa propre Constitution. L’article 4, paragraphe 4, de la Constitution de la République populaire de Chine stipule que « tous les groupes ethniques ont la liberté d’utiliser et de développer leurs propres langues parlées et écrites, et ils ont la liberté de conserver ou de réformer leurs propres coutumes et traditions ».
Une société gouvernementale de Pékin chargée de la création de logos a refusé aux Tibétains, début avril 2026, le droit de créer des logos contenant des symboles religieux ou la langue tibétaine. Les Tibétains ont été informés qu’ils ne pouvaient pas utiliser de symboles bouddhistes ni la langue tibétaine dans les logos lors de l’enregistrement de petites entreprises ou de restaurants.
Les Tibétains rencontrent des difficultés particulières pour enregistrer une petite entreprise ou créer un logo, car les démarches sont plus complexes que pour les citoyens chinois. C’est un exemple de discrimination à leur encontre par les autorités chinoises. La République populaire de Chine discrimine les Tibétains non seulement sur les plans économique, de l’emploi et de la fonction publique, mais aussi en raison de leur langue, de leur religion et de leur culture. Comment peut-on affirmer que « les Tibétains sont heureux » en Chine alors que la discrimination et la répression sont omniprésentes ?
Selon Dawa Tsering, spécialiste du Tibet, la nouvelle loi chinoise représente la plus grande difficulté et la plus grande épreuve pour les Tibétains. Elle marque une grave détérioration de la situation, car c’est la première fois que les autorités chinoises promulguent une loi interdisant l’usage de la langue tibétaine. En réalité, les autorités de la RPC ont pratiqué, et continuent de pratiquer, des activités oppressives visant à éradiquer l’identité tibétaine, notamment sa langue, sa religion et sa culture. Cette nouvelle législation semble avoir pour but d’anéantir l’identité tibétaine en fermant les écoles tibétaines, en interdisant l’enseignement de matières en tibétain et en contraignant des millions d’enfants tibétains à fréquenter des internats chinois où seules la culture chinoise et les idéologies des dirigeants chinois sont enseignées. Il s’agit là de la situation la plus critique pour les Tibétains au Tibet.
Mai 2026
Deux sénateurs américains réclament des sanctions contre la Chine pour génocide au Tibet
Deux sénateurs américains, issus de partis opposés, viennent de présenter le projet de loi bipartisan le 29 avril 2026, dont la date de présentation coïncide avec la Journée des martyres tibétains .
Le projet de loi cite spécifiquement : les massacres systématiques, la torture, la stérilisation forcée, les déplacements forcés de population et les enfants arrachés à leurs familles par le biais du système des pensionnats coloniaux chinois.
Point crucial, le projet de loi prévoit également des mesures de rétorsion, notamment des sanctions, des restrictions de visa et des actions diplomatiques contre les responsables.
Sen. Rik Scott et Sen. Jeff Merkley envoient un message clair : LA CHINE DOIT ETRE TENUE RESPONSABLE.
Two US Senators from opposite parties just introduced the , timed to coincide with ‘ on April 29, 2026.
The bipartisan bill requires the US Secretary of State to formally determine ‘ .
The bill specifically cites: systematic killings, torture, forced sterilization, forced displacement, and children removed from families through China’s colonial boarding school system.
Critically, the bill also including sanctions, visa restrictions, and diplomatic actions against those responsible.
Sen. Rick Scott and Sen. Jeff Merkly are sending a clear message : CHINA SHOULD BE HELD ACCOUNTABLE
Pour rappel des conclusions de la CIJ de 1959 :
« La Commission internationale de juristes (CIJ) a conclu en 1959 et 1960 que la Chine avait commis des actes de génocide au Tibet, visant à anéantir les Tibétains en tant que groupe religieux et nation. Ses rapports ont documenté des massacres, la répression religieuse et des stérilisations forcées. La CIJ a conclu que le Tibet était un État de facto indépendant avant 1951 et que les Tibétains étaient privés de leur droit à l’autodétermination. »
RAPPORTS SUR LE TIBET
En 1959, la CIJ a produit un rapport[33] concluant que les Tibétains étaient privés de leurs droits fondamentaux selon le droit international, et que la république populaire de Chine réprimait systématiquement et brutalement la liberté politique et religieuse au Tibet.
Ce rapport dresse liste des principales personnalités dont les témoignages sont produits. Il s’agit, pour les Tibétains, du Dalaï-Lama, du Panchen Lama, de Ngabo Ngawang Jigme, de Chaghoe Namgyal Dordjé, ancien gouverneur d’une province tibétaine, de Thenlo Thegy Gompa, sérviteur d’un marchand tibétain, et pour les Chinois, des généraux Tchang Kouo-houa et Fan Ming, et de Shirob Jalt-so, président de l’association bouddhiste chinoise[34].
En 1960, la CIJ a produit un second rapport concluant, que le Tibet était « à tout le moins un état indépendant de facto » avant 1951, que la république populaire de Chine l’avait illégalement envahi et qu’elle commettait un acte de génocide culturel contre le peuple tibétain[35],[36],[37].
Mais aussi, dans ce rapport, la CIJ a estimé il n’y avait pas suffisamment de preuves de la destruction des Tibétains en tant que race, nation ou groupe ethnique par des méthodes susceptibles d’être considérées comme relevant du génocide selon le droit international[38].
Dans un second rapport intitulé « Violations continues des droits de l’homme au Tibet », publié en et fondé sur les comptes-rendus des réfugiés tibétains fuyant en Inde, la CIJ a dévoilé « la continuation de mauvais traitements de nombreux moines, de lamas, et d’autres personnalités religieuses, ayant pour résultat la mort par la torture excessive, les coups, la famine et le travail forcé… ». À la suite de ce rapport et d’un appel du dalaï-lama, la question du Tibet a été introduite sous la forme d’une nouvelle résolution à l’ONU soutenue par les mêmes pays qu’en 1961, auxquels se sont joints le Nicaragua et les Philippines[39].
En 1997, un rapport de la CIJ intitulé Tibet: Human Rights and the Rule of Law documentait l’augmentation récente de la répression chinoise au Tibet, et recommandait la tenue d’un référendum sous supervision de l’ONU, pour vérifier les souhaits du peuple tibétain en relation avec son droit à l’autodétermination[40] contribuerait significativement à résoudre le conflit politique au Tibet[41],[42].
Carte du Tibet
Cliquez sur l'image pour agrandir
Voyage des parrains de l'Apact et AMT à Mainpat
A l'occasion du Losar 2023 des parrains de l'APACT (Association Paloise pour l'Art et la Culture du Tibet) et de AMT (Auvergne Mainpat Tibet ) se sont rendus à Mainpat en Inde pour rencontrer les familles des filleuls et faire le point sur les projets. Ce film montre la vie à Mainpat, des cérémonies et des visites d'écoles du Nord de l'Inde.
Retrouvez l'Apact sur Facebook et Instagram (apacttibet)
Association Humanitaire exclusivement composée de bénévoles qui vient en aide aux réfugiés tibétains qui mènent la vie de l'exil et du dénuement dans les camps installés depuis 60 ans en INDE et au NEPAL.